Les soutiens à Bayrou commençent à se faire rares. Au MoDem, c'est surtout les défections qui sont
à haut débit.
Jean Arthuis quitte le MoDem. Interviewé dansle JDDdu 06/04, le sénateur de la Mayenne estime que ses relations avec François Bayrou, président du parti, sont "au point mort". "Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi." rajoute-t-il.L'ancien ministre des Finances reproche égelement à Bayrou son attitude solitaire et le flou de sa stratégie ni droite ni gauche.
"J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple Solaire.
Un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée."
Autre point : il pense que Bayrou est inaudible sur la crise financière actuelle. Le parti manquerait d'un véritable
discours de fond.
"Je suis président de la commission des finances du Sénat. A ce titre, je suis très préoccupé par la crise financière mondiale qui
nous menace. J'attends une expression politique forte sur le sujet. Je ne l'entends pas chez François Bayrou. Cela ne peut plus durer."
Toutefois, il ne rejoindra pas le Nouveau Centre, ni l'UMP. Il s'affirme toujours membre de l'UDF "canal historique"
rappelant qu'elle existe toujouts juridiquement. Il est prêt à aller jusqu'au procès pour défendre son existence.
"Pour le moment, la situation est bloquée, elle doit évoluer. Si nous ne pouvons retrouver notre liberté 'à l'amiable', nous
étudierons les voies juridiques de le faire. Je veux faire revivre l'UDF, et je ne suis pas le seul."
Au final, le MoDem parait de plus en plus fragilisé et Bayrou de plus en plus contesté en interne.L'euphorie de la campagne présidentielle semble donc s'être éloignée. L'isolement du MoDem, on y reviendra prochainement surLeCourant.info.
C'qu'on en dit